Dans mes soins, il y a ses fleurs, ses recettes et sa force!
- Dominique

- 12 mai 2025
- 2 min de lecture
✨ Hommage pour la Fête des Mères ✨
Elle s’appelait Louise, ma grand-mère.
Elle riait fort, parlait encore plus fort, et entrait dans une pièce comme une vague de chaleur, d’amour et de vérité. Elle était cuisinière. Pâtissière aussi, quand ça lui chantait. Elle savait nourrir le monde avec des mots, des ragoûts, et des tartes maison. Et dès que la neige fondait, elle était dehors, les mains dans la terre, à parler à ses pivoines comme à de vieilles amies.
Elle n’était pas infirmière, Mais elle savait comment soigner — à sa manière. Avec des paroles directes, une main solide sur l’épaule, et un regard qui te disait : Je te vois. T’as pas besoin de faire semblant.
Aujourd’hui, dans ma blouse d’infirmière, je continue ce qu’elle m’a appris.
Parler fort quand il le faut et ne pas s’excuser d’exister.
Louise ne chuchotait pas. Elle disait les vraies choses, avec amour, mais sans flafla. Et ça tombait toujours juste. Parce que son cœur parlait plus fort encore que sa voix. Moi aussi, je parle vrai. Je rassure sans minimiser. Je nomme les choses. Je prends ma place, pour vous aider à prendre la vôtre. Et ça, c’est du soin aussi.
Soigner, ce n’est pas juste consoler, C’est tenir debout ensemble.
Louise ne reculait pas devant les tempêtes. Elle les affrontait en robe d’intérieur, spatule en main, puis sortait planter des pensées quand le ciel s’éclaircissait. C’est ce que je fais moi aussi. Je ne suis pas là pour “effacer” ce que vous vivez. Je suis là pour vous accompagner, vous soutenir, et vous rappeler que vous êtes plus fort que vous ne le pensez.
Les petits gestes qui marquent
Une soupe déposée sur le coin du comptoir. Une tarte faite “juste parce que t’avais l’air à boutte”. Un bouquet de fleurs cueillies dans le jardin, avec les doigts encore pleins de terre. Ces gestes-là, Louise les faisait sans cérémonie et moi, je les transpose dans mon métier. Une attention, une écoute, un silence respecté, Ce n’est pas petit, quand c’est sincère.
Être là, pour vrai
Elle ne croyait pas aux grandes distances affectives. Quand elle aimait, elle le montrait. Quand elle trouvait que tu mangeais pas assez, elle cuisinait pour six. Et quand quelqu’un n’allait pas bien, elle arrivait avec une tarte, un bouquet ou un câlin qui voulait tout dire.
C’est ça aussi, le soin. Être là. Présente. Vivante. Entière.
Je n’ai pas hérité de toutes ses recettes, ni de ses rosiers. Mais j’ai hérité de son instinct, de sa chaleur, de sa façon de prendre soin et chaque fois que j’entre dans une maison pour offrir un soin, je sens encore un peu de Louise marcher avec moi.
Bonne fête à toutes les femmes qui soignent, qui nourrissent, qui parlent fort, qui aiment fort et à toi, Mémère Louise — merci pour tout ce que tu m’as transmis. Tu continues de fleurir en moi 🌸



